16 août 2008
The Quiet Room
- Je me demande qu'est-ce qui a bien pu t'arriver pour que tu te ramasses dans ce coin sombre et humide, à te baver dessus à l'abri des regards? Il y a quelques anciennes sur l'étage qui prétendent que t'étais une des nôtres avant. C'est vrai? Dans ce cas, tu t'es peut-être surestimée en joignant le cabinet du Doc. Ou encore il était insatisfait de ton travail et sa façon de te le faire savoir s'est révélée pire que ce que tu pouvais endurer...
D'autres disent que t'es plutôt arrivée ici en tant que patiente et que t'étais en pleine possession de tes moyens lors de ton admission. Ce serait quelque chose dont t'aurais été témoin ou victime qui t'aurait fait péter les fusibles.
La dernière théorie, la plus sadique, est ma préférée: t'es complètement tarée. Mais diablement bandante aussi. Le Doc te détient secrètement et se sert de toi comme de l'ultime sex-toy: une poupée vivante, à user et abuser de toutes les manières possibles. Personne ne sait que tu existes et si quelqu'un venait à le découvrir, t'es tellement incohérente que notre toubib préféré ne risquerait pas grand-chose. Alors, il peut tranquillement continuer à venir te faire subir les pires outrages en toute quiétude, tant qu'il lui plaira.
Après tout, une bête sauvage, hirsute, qui bave et qui grogne, ça a son charme, pas vrai?
Je me demande s'il s'objecterait à ce que je vienne te visiter aussi, à l'occasion... peut-être en même temps que lui? Hum... Je vois déjà le tableau d'ici. C'est décidé, je vais lui en parler.
19 mai 2008
L'entrevue d'embauche
-Tu penses vraiment avoir le caractère qu'il faut pour travailler dans mon cabinet, petite?
-Hum, hum.
-T'sais, s'agit pas que d'en jeter en suit d'infirmière pour servir le Doc Triton... Si tu savais la quantité de stagiaires que je brise chaque année... Va falloir te montrer extrêmement flexible, accepter de boucher les trous, être disponible 24/24 pour un patron intrasigeant, sévère et ingrat. Je n'hésiterai pas à te faire accomplir les plus basses besognes sans tenir compte de ta fatigue ou de tes limites. Et si un jour tu craques sous la pression, je disposerai de ta carcasse comme de n'importe quel autre déchet bio-médical. Alors, tu penses encore avoir la vocation?
-À comparer de moi, Bethune va avoir l'air d'un flanc mou et Mère Teresa d'une sans-coeur, Doc. Si vous me croyez pas, venez tremper vos doigts dans ma motivation, pour voir.
-C'est ce qu'elles disent toutes avant le début du training, trésor. Ensuite, je sors mon kit électro et mes câbles à booster pis le concept de loyauté devient subitement de plus en plus flou dans leur esprit en même temps que j'augmente le voltage.
03 mai 2008
Oups!
-Docteur, je pense que j'ai encore joué trop fort avec une de vos patientes...
-Tu connais la règle, bébé : tu salis, tu nettoies. Et je veux pas qu'on vienne m'emmerder avec des questions indiscrètes, pigé? Alors, tu me fais un VRAI BON ménage, compris?
-Bien sûr, Doc. Mais, dites, z'êtes pas fâché, quand même?
-Ça dépend de ce que tu proposes pour te faire pardonner, trésor...
02 mars 2008
Insertion sociale
- Vous avez tout à fait raison, Docteur : la désinstitutionnalisation, c'est une vraie honte...
(...) On ne peut quand même pas remettre à la rue de pauvres âmes en détresse qu'il faudrait prendre en charge,
(...) des coeurs perdus qui ne demandent qu'un peu d'attention,
(...) des esprits torturés à soulager de ce qui les étouffe,
(...) qui ne demandent qu'à retrouver un peu de dignité et...
(...) être reconnus à leur juste valeur...
(...) bref, prendre la place qui leur revient en société,
(...) être acceptés au sein d'un groupe (...)
(...) tout en exprimant leur véritable personnalité...
(...) par le biais d'une vie sociale active.
-Bien entendu, par la suite, un suivi médical strict est de mise...
(...) afin de s'assurer que l'intégration sociale du sujet se fasse sans trop de difficulté.
- Bon, ça va faire le langage à double sens pis les sous-entendus faciles. On la viole, ou non, c't'hostie d'chienne-là?
20 février 2008
Merci, Maxine!
16 février 2008
Les habits neufs de Nurse Masuimi
-Pis, Doc, qu'est-ce que vous pensez de mon nouvel uniforme?
-Il a juste un gros défaut, ma cocotte.
-Ah oui? C'est quoi?
-J'vais passer mon temps à te l'arracher de d'ssus l'dos.
07 février 2008
Rigor Mortis
-Trésor, je suis sincèrement désolée de la réaction de mon mari... Il a tendance à perdre le contrôle assez facilement mais je l'avais jamais vu jaloux à ce point-là! Si j'avais su que je serais obligée d'aller de te retrouver à la morgue pour notre prochain rendez-vous, j'aurais sûrement laissé faire... Sûrement, oui...
T'étais si jeune, si beau, si fringant... Heureusement, il t'a pas trop défiguré : juste un petit trou bien rond, bien propre au beau milieu du front. Pis t'as encore tout ce qu'il faut là où il faut. T'as des beaux restes, comme on dit, hihihi!
C'est vrai que t'es glacé quand je viens te rejoindre mais j'ai plus d'un tour dans mon sac pour te réchauffer, pas vrai? Et pis le rigor mortis, chéri, c'est un turn-on du tonnerre, crois-moi!
29 janvier 2008
Fièvre
-Viande! J'ai une fièvre de cheval! Je vais devoir garder le lit, boire beacoup de liquide et prendre de l'infect extrait d'échinacée! Mais que faire de toutes ces heures où je serai contrainte de rester couchée, nue et délirante?
Ah oui! Je sais! Je vais lire Prison de Poupées, le premier roman d'Edouard H. Bond, publié aux Éditions Coups de Tête, et disponible dès aujourd'hui dans toutes les bonne librairies... Ce fabuleux hommage aux WIP se traîne aisément où que vous alliez grâce à son pratique format de poche et il ne coûte qu'un négligeable 10,95$! Quelle aubaine!
21 janvier 2008
Le calme après la tempête
-Je me porte tout le temps volontaire pour stériliser et ranger les instruments du Doc après un examen ou une opération délicate... Chacun d'eux me ramène un souvenir, me ravive des images. C'est de la poésie en stainless steel. Ça m'attendrit à tous les coups et ça me rappelle pourquoi je suis si fière d'être à son service.
15 janvier 2008
Pump it up!
-Ah fuck oui! Surtout, t'arrêtes pas avant que les lèvres de ta chatte soient mauves et gonflées à craquer. Je veux avoir l'impression de mettre ma queue dans une blessure bien juteuse quand je vais t'enfiler tantôt. Tu vas en râler et en baver une shot, ma belle momie, compte sur moi...
== Publicité ==






















